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INTERVIEW

ÉCRITURE

Pourquoi écrivez-vous ?


Pour améliorer ma fin de moi !




D'où vous est venue votre passion pour l'écriture ?


Comme beaucoup de gens qui écrivent, de la lecture.

Je sens une passerelle ancienne mais solide entre la lecture et l’écriture. Avec, de chaque côté, un rapport différent à soi-même. Lire c'est partir de l'autre pour rentrer en soi, écrire c'est le contraire.

Je n'aurais probablement pas non plus écrit si j'avais été totalement à l'aise pour communiquer avec les autres, oser faire des demandes précises et assumer mes idées en public. Quand la parole est en prison (ou croit l'être), elle peut trouver devant la page blanche un réel exutoire. L’écriture, c’est la parole emprisonnée qui se faufile à travers les barreaux.




Quels sont les livres qui vous ont le plus marqué ?


Il y en a tant !

En roman pur :

Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline,

Les vaisseaux du coeur de Benoîte Groult,

Narcisse et Goldmund d'Hermann Hesse,

L’évangile selon Pilate d’Éric-Emmanuel Schmitt,

Mars de Fritz Zorn,

L’idiot de Fiodor Dostoïevski...

Dans la catégorie roman philosophique ou psychologique :

Siddhartha d'Hermann Hesse,

L'Alchimiste de Paulo Coelho,

Les Dieux voyagent toujours incognito de Laurent Gounelle,

Illusions et Un pont sur l’infini de Richard Bach,

Le Petit Prince d'Antoine de Saint-Exupéry...

Quelques essais (largement transformés !)

Nouvelle terre d’Eckhart Tolle,

La fin du tigre de Barjavel,

Pouvoir illimité d’Anthony Robbins...

Pour l'ensemble de leur œuvre : Frédéric Dard, Irvin Yalom.




Comment écrivez-vous ?


Sur un Mac, préférentiellement à des terrasses de bistrot. N’arrivant pas à écrire tous les jours un petit peu, je prends des journées entières où j’écris parfois douze heures d’affilée sans lever un œil de mon clavier.




Connaissez-vous l’angoisse de la page blanche ?


Je connais surtout l’angoisse de la page noire !

Parvenant rarement à bien rédiger dès le premier jet, je change, rature et supprime une bonne partie de ce que j’ai écrit la veille.

J’écris donc un peu comme un menuisier, en rabotant copieusement. C’est fatigant, mais je ne sais pas encore faire autrement.




Pour quoi écrivez-vous ?


L'air de rien, cette question est bien plus intime. Car elle aborde les motifs profonds d'un être humain.

Les réponses ci-dessous sont le résultat d'un entretien de plus de deux heures. Entretien qui a fait émerger des émotions derrière chaque réponse.

Par ordre d’importance, j'écris pour :

1 envoyer des messages au monde et participer, à mon petit niveau, à un monde meilleur,

2 donner la parole au petit garçon et à l'ado en moi,

3 apprendre de la grande aventure de l’écriture,

4 avoir du succès et toucher suffisamment de lecteurs pour pouvoir écrire d’autres livres,

5 prendre du plaisir.

Quatre de ces points sont déjà atteints. Il n’en reste plus qu’un, le 4, il dépendra de l’accueil que les futurs lecteurs feront de cette histoire...





ROMAN

Comment est née l’histoire de « L’homme qui voulait mourir vivant » ?


D’un projet avorté de scénario de film devant porter à l’écran le best-seller de Paolo Coelho, « l’Alchimiste », où un chauffeur de taxi trouve à l’arrière de son véhicule un livre qui va transformer sa vie.

Ceux qui liront ce roman repéreront facilement cette idée originelle.

Au départ de l’histoire, le héros était donc un chauffeur de taxi, marié et en bonne santé. Mais les personnages ne se sont pas laissés faire et le héros a insisté pour devenir moniteur de ski de Chamonix et attraper un cancer, allez savoir pourquoi. Sa compagne, elle, a souhaité le quitter.

90 % de l’histoire s’est peu à peu imposée par elle-même. J’avais lu certains auteurs en parler, je ne pensais pas que je vivrais cela à ce point !




Vos personnages existent-ils dans la vraie vie ?


Nous vivons tellement dans notre propre monde que je me demande ce qu’est la vraie vie. À part le docteur Patterson qui est inspiré d’un auteur français que j’aime beaucoup (et que je ne souhaite pas nommer, bien qu’il sache que c’est lui), mes personnages sont parfois totalement fictifs et souvent un mélange de plusieurs personnes de mon entourage. Le personnage principal se prénomme toutefois Alain, mon deuxième prénom…




Quelle est la part de vécu dans votre roman ?


Joker !




Avez-vous eu vous-même un cancer ?


Dieu merci, non ! Ni été quitté par mon épouse.




Comment cela s'est passé avec votre éditeur ?


J'ai eu la chance d'avoir deux maisons d'édition qui voulait publier ce roman. J'ai choisi Eyrolles pour leur notoriété et leur professionnalisme. Notamment, ils m'ont accompagné dans un travail de corrections avancées, en m'accompagnant pas à pas. Un vrai coaching littéraire qui devrait donner des résultats !

Merci donc à vous, Stéphanie RICORDEL, pour tout votre investissement. C'est une chose de croire en un livre, c'en est une autre de le défendre avec passion.




D’autres romans sont-ils en projet ?


J’ai depuis le début envie d’écrire une trilogie, dont ce roman serait le premier tome. Comme certains auteurs, j’ai du mal à me séparer de mes personnages…

En projet aussi, une toute nouvelle histoire, dont la mise en route dépendra du succès de celui-ci.





Site internet du premier roman de Michel Rolion : L'homme qui voulait mourir vivant

406 pages  /  Paru le 8 octobre 2020 (éditions Eyrolles)

En vente dans toutes les librairies + FNAC + Cultura + Amazon (pas les Relays)

Autre site de l'auteur : www.generation-formation.com 

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